La Caméra d'Or

Chaque année au Festival International du film de Cannes, le prix de la Caméra d'Or récompense le meilleur premier long métrage de fiction.

Au départ, en 1978, une idée originale: décerner le seul prix "transversal" récompensant, toutes catégories confondues, un premier film.

Le prix de la Caméra d'Or ressemble à nul autre dans la mesure où il est tout à la fois prestigieux et utile.
Prestigieux, parce qu'au fil des ans il s'est imposé artistiquement comme une récompense "haut de gamme", au point qu'on parle désormais de la Caméra d'or comme d'une "Palme d'Or des premiers films" (Gilles Jacob).
Utile parce qu'il est, pour un jeune réalisateur, le tremplin de rêve qui va lui permettre d'aborder plus facilement l'obstacle du second long métrage. Utile également parce qu'il permet de constater que les nouveaux talents sont sans doute parfois français ou américains, mais également hongrois, vénézuéliens, géorgiens, russes, japonais, vietnamiens, australiens, iraniens... Notons également que les réalisatrices victorieuses sont à peine moins nombreuses que les réalisateurs.

Dénicheuse, révélatrice, avide de découvertes, la Caméra d'Or est réellement porteuse d'espoir et aide à l'éclosion d'une nouvelle génération de cinéastes. La consécration est attestée par la présence de cinéastes qui, pour leur second film, entrent les années suivantes dans la compétition. N'est-il pas significatif que le jury des premiers films soit présidé en 1998 par Tran Anh Hung, Caméra d'Or 1993 et membre du jury de la sélection officielle en 1996?

Kodak, Parrain du prix.

En tant que membre de l'industrie du cinéma, et ami des cinéastes du monde entier, Kodak partage les mêmes valeurs que celles représentées par la Caméra d'Or. "En soutenant un prix comme celui-ci, nous encourageons les cinéastes à apporter des idées nouvelles, nous leur permettons de faire connaître leurs oeuvres. Cet événement est donc de la plus haute importance pour les jeunes cinéastes comme pour l'ensemble de l'industrie cinématographique" rappelle Richard P. Aschmann, Président de la Division Cinéma et Télévision de Eastman Kodak.

Le dynamisme de Kodak dans le domaine de l'aide et du soutien à la création rejoint les objectifs de La bobine depuis ses débuts: donner au public l'occasion de découvrir une plus grande variété de films et les nouveaux talents les plus prometteurs.

C'est ainsi qu'est venue l'idée de faire de Chalon sur Saône, siège de la plus grosse unité européenne de Kodak, le relais de Cannes en Bourgogne, grâce à l'existence de ce prix parrainé par Kodak.

Depuis 1993, La Bobine s'est engagée à organiser tous les ans une soirée spéciale Caméra d'Or en présence du réalisateur (et éventuellement du producteur, d'un acteur, du distributeur...). Cette soirée est organisée en partenariat avec Kodak Industrie (Chalon sur Saône) et avec l'aide de la Division Cinéma et Télévision de Kodak-Paris.

    2 décembre 1993: Première Soirée Spéciale Caméra d’Or
    L’Odeur de la papaye verte de Tran Anh Hung, Caméra d'Or 1993
    En présence du réalisateur et du producteur Christophe Rossignon. Soirée animée par Gilles Colpart, critique de cinéma.

    1er décembre 1994
    Petits Arrangements avec les morts de Pascale Ferran, Caméra d'Or 1994
    En présence de la réalisatrice, de la productrice Aline Mehouel et du distributeur Jack Mercier. Soirée animée par Gilles Colpart, critique de cinéma.

    30 novembre 1995
    Le Ballon blanc, de Jafar Panahi, Caméra d’Or 1995
    En présence du réalisateur. Soirée animée par Stéphane Goudet, critique de cinéma.

    Du 1er au 3 décembre 1995
    Rétrospective des films primés par la Caméra d’Or depuis 1978. EN partenariat avec Kodak, la ville de Chalon sur Saône, et la DRAC de Bourgogne (Cent Ans du Cinéma)

    • Histoire d’Adrien de Jean-Pierre Denis, Caméra d’Or 1980
    • Mourir à trente ans de Romain Goupil, Caméra d’Or 1982
    • La Princesse de Pal Erdöss, Caméra d’Or 1983, en présence du réalisateur.
    • Oriana de Fina Torrès, Caméra d’Or 1985
    • Robinsonade de Nana Djordjadzé, Caméra d’Or 1987
    • Mon XXème siècle de Ildiko Enyedi, Caméra d’Or 1989, en présence de la réalisatrice.
    • Bouge pas, meurs et ressuscite de Vitali Kanevski, Caméra d’Or 1990, en présence du réalisateur.
    • Toto le héros de Jaco Van Dormael, Caméra d’Or 1991
    • Mac de John Turturro, Caméra d’Or 1992
    • L’Odeur de la papaye verte de Tran Anh Hung, Caméra d’Or 1993
    • Petits Arrangements avec les morts de Pascale Ferran, Caméra d’Or 1994

    2 décembre 1995
    Table ronde ouverte à tous, réunissant les réalisateurs présents et deux des créateurs du prix, MM. Jean-Loup Passek et Bernard Jubard, animée par Gilles Colpart et N.T.Binh.

    3 avril 1997
    En raison de l’absence de Shirley Barret, réalisatrice de Lost Serenade, Caméra d’Or 1996, Soirée spéciale Nana Djordjadze, lauréate de la Caméra d’Or 1987, en partenariat avec Kodak : 2 films :

    • Robinsonade , Caméra d’Or 1987.
    • Les mille et une recettes du cuisinier amoureux (1996)
      En présence de la réalisatrice et du scénariste Irakli Kvirikadze.

    22 janvier 1998
    Moe no suzaku, de Naomi Kawaze, Caméra d’Or 1997
    En présence de la réalisatrice et de Sento Takenori, producteur, Catherine Cadou, interprète et traductrice, et de Jean-Jacques Varret, distributeur.

    12 novembre 1998
    Slam, de Mark Levin, Caméra d’Or 1998
    En présence du réalisateur et du producteur Henri M. Kessler

    2 décembre 1999
    Le trône de la mort, de Murali Nair, Caméra d’Or 1999
    En présence du réalisateur et de Valérie Leroux de Mondo Films. (distribution)
    Projection précédée d'un concert de musique indienne par Ravy Magnifique (joueur de tablas, kalimba, dolky et percussions).

    15 février 2001
    Djomeh, de Hassan Yektapanah, Caméra d’Or 2000
    En présence du réalisateur et de Mamad Haghighat, critique et historien du cinéma iranien.
    Soirée organisée en collaboration avec le Festival des cinémas d’Asie de Vesoul.

    24 janvier 2002
    L’orphelin d’Anyang, de Wang Chao, Sélection de la Caméra d’Or 2001 (Quinzaine des Réalisateurs)
    En présence du réalisateur et de J.J.Varret, distributeur. (Les Films du Paradoxe)
    Soirée organisée en collaboration avec le Festival de Manosque.

    5 décembre 2002
    Bord de mer, de Julie Lopes-Curval, Caméra d’Or 2002
    En présence de la réalisatrice, de l'actrice Hélène Fillières et du distributeur Nicolas Derouet (Pyramide).

    11 décembre 2003
    Deux anges de Mamad Haghighat, sélection Caméra d'or 2003
    En présence du réalisateur.

    18 novembre 2004
    Or (Mon Trésor) de Keren Yedaya (Israel), Caméra d'Or 2004
    En présence de la réalisatrice et de Sonia Rastello (Rezo films).

    12 janvier 2006
    La Terre abandonnée de Vimukthi Jayasundara (Sri Lanka), Caméra d'Or 2005
    En avant-première et en présence du réalisateur et de Julie Deglise (Tadrart Films Distribution).

L'autre visage du cinéma
La Bobine et le grand écran
La caméra d'or
Développement de l'association
La Bobine en chiffres
Soirées spéciales
Liens
E-mail